Ce que disent nos lecteurs (suite)

En lisant l' épilogue, j'ai encore mieux compris ce que Georges Épinette veut transmettre : ce sentiment d'un combat perdu d'avance, non par résignation, mais par lucidité. Epinette décrit un monde qui poursuit sa course vers la modernisation, la rationalisation et l'utilité, sans jamais vraiment se regarder dans le miroir.

Et il a raison : l'humain ne change qu'une fois confronté aux conséquences de ses propres erreurs — souvent trop tard.

Moi, qui suis un homme de la Terre, et non de la Mer, j'ai une image qui me revient souvent en te lisant, tant elle résonne avec ce que tu ressens au sujet des éoliennes.

Dans les années 1980, lors du remembrement, on a détruit les haies pour agrandir les parcelles et produire davantage. Des décennies plus tard, nous avons fini par constater les conséquences : des sols saturés d'eau, des rivières qui débordent, des villages et des villes désormais inondés régulièrement, alors qu'ils ne l'étaient presque jamais auparavant. Et quarante ans plus tard… nous revoilà à payer les agriculteurs pour replanter ce que nous avions arraché. On colmatera quelques brèches, oui. Mais réparer entièrement ce qui fut détruit ? J'en doute.

Avec les éoliennes, j'ai l'impression que nous sommes pris dans le même cycle absurde, presque tragique.

Comment démantèlera-t-on un jour ces géants posés en mer ?
Que feront nos descendants de ces millions de mètres de câbles et de béton qui finiront comme des épaves, que la nature tentera d'effacer… sans jamais vraiment y parvenir ?

L'humain ne voit ses erreurs qu'après coup. Et cela depuis la nuit des temps. Il ne comprend la valeur des choses qu'une fois qu'elles ont disparu. Comme si nous étions condamnés à apprendre toujours trop tard.

Ce pamphlet n'est pas seulement un cri du cœur. C'est une méditation profonde sur ce que nous ne devenons pas… mais sur ce que, hélas, l'être humain a toujours été : un être qui avance, parfois avec courage, souvent avec orgueil, avide de pouvoir et d'argent, mais presque toujours avec trop peu de mémoire.

Merci pour ce livre qui pousse à réfléchir au-delà de son sujet apparent, et qui interpelle sur notre rapport au monde, à la nature, au progrès — et à nous-mêmes.

Christophe G.

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